mardi 16 octobre 2007

One day on Earth


"Un jour sur Terre", c'est 5 ans de tournage pour 40 équipes de tournage à travers le monde, 50 M$ de budget, des images inédites tournées en haute définition, avec des moyens nouveaux, comme des caméras à très haute vitesse par exemple (plus de 1000 images par seconde).

Le résultat est un régal pour les yeux dans l'observation des animaux de la Nature avec un grand N et de la fabuleuse diversité de la Vie sur Terre, en balayant la planète du Pôle Nord au Pôle Sud. Ça me rappelle tous les documentaires que j'ai pu voir sur la Cinquième... Bref c'est absolument superbe, sur un ton assez alarmiste par rapport aux préoccupations de détraquage de la Planète. Un bel éveil des consciences par la même occasion.

Ps : Jillem, précipites toi, ça devrait te plaire !

mercredi 10 octobre 2007

Days off

Un bon break que ce week end de trois jours à venir, une bonne coupure en perspective après le démarrage en fanfare depuis la rentrée de Septembre et le nouveau poste. Si je vous dis : Florence, Pise, Sienne, Volterra, San Gimignano, campagne, allée de cyprès, Chianti, course du Palio, Ponte Vecchio, Duomo, pizza pasta y antipasti. Oui oui, pas d'erreur possible, on passe trois jours en Toscane, région magnifique d'Italie.


Pour l'occasion, vol low cost sur Easyjet vendredi soir jusqu'à Pise et location de voiture pour les 5 participants. Location aussi d'un gite top classe avec piscine en pleine campagne toscane : Il Poggetto à deux pas des villes à voir. Bref ça s'annonce plutôt bien. De retour lundi soir avec plein de belles images dans la tête.

lundi 8 octobre 2007

Ce petit papier rose a un an

Je profites de la fête du CAB pour faire un petit bilan à la fin de cette saison de vol à voile. Ce petit papier rose dont je parle, c'est évidemment le brevet de pilote planeur obtenu en Septembre 2006. Ça ne parait rien mais ce papier est un sésame pour se donner des ailes. La discipline est magnifique : utiliser l'aérologie (mouvements de la masse d'air) et piloter sa machine au maximum de ses performances pour effectuer un vol sans moteur. J'ai donc mis en pratique cette belle théorie pour affiner mon pilotage et ma "lecture" de la masse d'air. Un saison à voler en solo, avec des gros flops lorsque je n'ai pas réussi "à tenir en l'air" mais aussi des souvenirs magnifiques dont un vol record personnel de 3h00, en s'éloignant au km 20 de l'aérodrome, un plaisir immense d'être là haut sans un bruit, à surfer sur la base d'un petit cumulus en faisant des ronds...


Pourtant cette saison laisse un goût un peu fade : tout d'abord parce que notre chef pilote se remet doucement d'un violent accident de moto mais, dans un tout autre registre, la raison est bien évidemment la météo qui ne nous a vraiment pas gâté et notre discipline en est largement tributaire. Saison de chiotte dirons certains anciens du club, je veux bien le croire. Du coup, les objectifs 2007 sont tous tombés à terre les uns après les autres : gain de 1000m d'altitude, circuit local de 50 km, formation campagne, vol local de 5h00, lâcher sur LS4 (monoplace performance), lâcher treuil et enfin emport passager. Rien de bien grave, je me suis aguerri et l'entame de la prochaine saison ne sera que meilleur. Et puis, on a volé et après tout c'est l'essentiel, c'est que l'on cherche tous au club! Et puis la saison se termine par un dernier vol épatant de découverte voltige.

2008 ? Et bien on prend les mêmes et on recommence avec en ligne de mire le lâcher sur LS4, et pourquoi pas un stage de découverte du vol en montagne au centre national de vol à voile de St Auban. D'ici là, on va essayer de se placer quelques vols moteur pour ne pas perdre la main pendant la période hivernale. De toute façon, il parait que c'est comme le vélo, ça revient vite...

If flying were the language of man, soaring will be its poetry.

dimanche 7 octobre 2007

Bravo les petits

Oui bravo les petits parce que c'était pas fait ce 20-18 en faveur de la France. France - Nouvelle Zélande, quelle affiche, qui sonnait étrangement pour moi. Tout d'abord parce qu'elle évoque tant de choses par rapport à ce pays magique. Des frissons une fois de plus pendant le Haka et le XV de France si proche en face... J'ai croisé certains de ces joueurs d'une grande simplicité pendant mon séjour là bas.


Mais aussi sentiment partagé donc à l'issue de la rencontre : évidemment heureux de l'exploit français et déçu pour cette équipe néo zélandaise qui se voit éliminée du tournoi. Déçu quand on comprend ce que représente cette équipe et plus largement le rugby pour ce tout petit pays paumé au milieu du Pacifique. Il suffit de regarder les gamins jouer dans les cours d'écoles primaires pour comprendre qu'ils vivent pour ce sport. Un formidable moyen d'exister aux yeux du Monde. C'est un fait : la médiatisation autour de la mythique équipe permet de faire connaître le pays et c'est tant mieux. Alors avec les All Blacks éliminés, c'est un peu la Nouvelle-Zélande tout entière qui retombe dans l'oubli avant leur prochaine apparition sur un terrain et c'est bien dommage. En attendant, bonne continuation au XV de France.


vendredi 5 octobre 2007

Le ton est donné

Gros décrassage jeudi soir pour le 1er entraînement N3 en piscine. Une séance complète de nage où on a tout simplement pas le droit de s'accrocher au bord de la piscine (ni aux lignes d'eau) durant toute la séance... Ça parait rien mais ça chauffe cuisses et mollets rapidement. Autant dire que l'acide lactique était pas loin et que le Russe était rapidement à la peine! L'intensité des entraînements devrait vite monter en cadence pour se mettre à niveau de ce que requiert les prérogatives N3.

On enchaîne samedi matin par la 1er fosse de la saison. Il s'agit de la fosse Aqua92 de Villeneuve La Garenne que j'ai déjà fréquenté. L'installation est gérée par l'UCPA : elle est composée de 3 tubes communiquant de 5, 10 et 20m de fond, le tout avec une eau à 30°C et des haut parleurs sous marins pour diffusion de musique. Très agréable. La fosse est le seul moyen en ville de travailler des exercices de remontée assistée sur sauvetage ou assistance en prenant réellement en compte les effets de la profondeur. L'occasion de remettre à jour et peaufiner des procédures suite à incidents (essoufflement, panne d'air, syncope) qui doivent être des automatismes en milieu naturel et particulièrement dans la zone des 40m où chaque seconde compte. Cette séance était destinée à évaluer nos niveaux par nos instructeurs, étant nouveaux dans le club. Le responsable de la formation N3 était plutôt satisfait (malgré quelques corrections à faire évidemment) et confiant par rapport à la suite de la formation. Nous devrions nous y rendre une fois par mois jusqu'à avril.


mercredi 3 octobre 2007

Images de volcans

Un superbe site basé sur le travail colossal de Maurice et Katia Krafft, deux vulcanologues dont la rencontre à Nancy lors d'une conférence m'avait particulièrement marqué et m'avait laissé un oeil d'enfant devant ces monstres de la nature. Je garde d'ailleurs précieusement l'autographe fait sur un des livres achetés alors que je n'avais même pas 10 ans. Des images et vidéos de leurs nombreuses expéditions aux 4 coins du monde, sur plus de 150 volcans actifs, une somme d'information amassée en plusieurs années avant leur tragique disparition dans une nuée ardente sur les pentes d'un volcan japonais en 1991.

Une base de données magnifique et un très beau témoignage laissé aux générations futures.

dimanche 30 septembre 2007

Un dimanche à s'envoyer en l'air

Ca a commencé par une petite prise d'altitude. Voilà plus de 2 ans que je suis sur Paris, et je n'avais pas encore fait la sortie parisienne par excellence, à savoir l'ascension de la Tour Eiffel. Il faut dire que le temps s'y prêtait bien. Direction la Tour Eiffel donc avec Sofi, 20 min chrono quand ça roule comme ça (c'est à dire rarement). Après une grosse demie heure de queue au milieu des touristes étrangers - bah oui 7 millions de visiteurs à l'année, ça fait de la queue - on accède à la billetterie. On choisit le méthode rustique : ascension à pied pour mériter la vue. Pas loin de 700 marches plus tard, qui passent pas mal finalement, on passe le 1er étage de ce monstre d'acier pour se retrouver au 2 étage, à quelques 115m du sol. La vue est fabuleuse, on identifie facilement les grands monuments de la Capitale : Invalides, Beaubour, Le Louvre, Notre Dame, tour Montparnasse, Trocadero, La Défense. Tout y passe. On capte l'immensité de la ville et aussi la concentration de bâtiments importants à 360°. Prendre de la hauteur, très bonne expérience pour une vision globale de la capitale.

Le retour à la voiture nous fait profité d'un autre beau spectacle : un parisien en combo slip kangourou-chaussette-bob sur le trottoir... Inédit et drôle mais sacrement moche pour le coup. Je vous laisse juger...


Redescente sur le plancher des vaches puis direction l'aérodrome de Compiègne pour un évènement fort en chocolat. Mise en application de mon cadeau de 25 ans offert par les potes à l'occasion des Gillouiades à Nancy : baptême de voltige en planeur. Sur le papier, ça envoyait bien, restait à tester en vrai. Avec la vraie question qui s'en suit : vais je vomir durant (ou à l'issue) du vol? On arrive au seuil de piste avec un peu de retard. Ben a déjà craqué : au départ accompagnant, le voilà installé dans le cockpit, prêt au décollage. Du coup j'assiste du sol à ce que je vais encaisser quelque temps plus tard. Et du sol c'est déjà bien impressionnant : le planeur enchaîne les figures avec une légèreté déconcertante. Du sol, seul un léger sifflement du vent sur les ailes traduit sa présence. Et c'est majestueusement beau ces figures dans le ciel. Aterro de Ben et debriefing qui donne vraiment envie de s'asseoir au plus vite dedans.

Vient donc mon tour. Je fais le décollage du DG500, une machine au premier abord agréable à piloter. Le remorquage grand luxe est très long, on largue à 1250m. Première mise en bouche effectuée par mes soins : décrochage en ligne droite, mise en autorotation (vrille) et sortie d'autorotation. Figures pas exceptionnelles qu'on se doit de savoir faire pour le brevet. L'instructeur voltige prend alors les choses en main. Et là le grand 8 version XXL démarre. Boucle (looping), tonneau (vol sur le dos où seul le harnais 4 points te retient à la machine) et renversement (chandelle) s'enchaînent. La chandelle présente une fraction de seconde exceptionnelle, celle où la machine en montée verticale n'a plus de vitesse : plus un bruit dans l'habitacle, le nez qui pointait vers le ciel tourne violemment vers le sol, reprise de vitesse et ressource écrasante. A vivre pour se rendre compte.

J'entame ma première boucle tout seul, figure "relativement simple" puisqu'il n'y a qu'un axe à contrôler. L'instructeur reprend les commandes et commence à combiner ces figures de base, c'est à dire qu'il te colle un tonneau dans la boucle, un renversement dans le tonneau, bref là je suis vraiment à la rue complet : plus aucune idée de l'assiette, du roulis, du lacet, du cap, de la vitesse et de l'altitude, grandeurs que j'ai pourtant tout le temps en tête en configuration de vol standard. L'instructeur, lui, est on ne peut plus serein, il commente très calmement tout ces faits et gestes alors qu'on évolue à 250 km/h dans les piqués. Nous perdons quasiment 100m à chaque figure, le sol se fait de plus en plus proche. Fin des évolutions. Fabuleuses sensations. L'accéléromètre qui capte les max est calé sur 5.5 g positif et 2.5g négatif. Je comprends maintenant la sensation d'écrasement dans le siège, au point que l'on sent son visage tiré et les joues pendouillées. Une photo à ce moment là doit être comique. Je reprends rapidement mes repères et fais la prise de terrain et pose la machine sans encombre. Pas la moindre envie de vomir et heureux d'avoir goûté à ses sensations inconnues. Un grand merci à tous donc pour cette belle expérience dont j'ai savouré chaque seconde. De là à ce que j'entame une formation voltige les prochaines saisons...


Un autre témoignage sur le blog de Ben...

vendredi 28 septembre 2007

Le jour de la rentrée

Eh oui, hier c'était le jour de la rentrée. La rentrée plongée en l'occurrence. Ce soir, certificat de non contre indication à la pratique et mon dossier devrait être complet. C'était donc la soirée de présentation du club hier soir, un club qui parait bien dynamique au premier abord, ça fait plaisir. Les hostilités démarrent réellement la semaine prochaine pour la première séance piscine. Le club compte plus de 150 adhérants avec quelques petits nouveaux bien connus : le russe, PN3 tout comme moi et à qui j'ai tout appris (lol), 3 potes à lui (PN3 et PN1) et Livia PN1 pour cette saison.

Le programme pour la préparation du N3 s'annonce chargé : 1 à 2 cours théoriques par mois, entraînement de nage et apnée en piscine, entraînement en fosse une fois par mois, passage du RIFAP (brevet de secourisme), passage du Nitrox élémentaire, sorties en milieu naturel et stage technique final en Corse à l'Icantu en fin de saison. La première sortie est déjà programmée pour le we de la Toussaint où l'on descend à Giens (Porquerolles) pour 4 jours et 7 plongées. Sortie technique prévue aussi à Bécon les Granites, une carrière à 3h00 de route de Paris et connue des clubs parisiens car elle permet d'aller taquiner la zone des 50m, avec des conditions pas forcement évidentes (T°C de l'eau basse et visibilité réduite voire nulle), bref pas une plongée plaisir mais un bon entraînement.

Tout un programme. Mais avec le N3, on est plus là pour rigoler : c'est le plus haut niveau de plongeur autonome (les niveaux supérieurs sont des niveaux d'encadrements), et donne l'accès à ce qu'on appelle l'espace lointain (ou l'au delà!), c'est à dire la zone des 40-60m où la maitrise des paramètres de la plongée devient essentielle. Enfin on en est pas là, on va prendre les évènements à leur rythme et ça va faire du bien de se remettre dans le bain, c'est le cas de le dire. "Et à la fin de la saison, on ne plongra plus comme avant" pour reprendre les dires du responsable de l'activité PN3.

jeudi 27 septembre 2007

L'invité

Petite chronique cinéma après visionnage de "L'invité". Bien pour passer un bon moment mais tout de même loin de la vraie comédie à la française comme on a pu en voir auparavant. Quelques très bonnes scènes mais pas assez à mon goût. Le trio de choc Lhermitte Auteuil et Lemercier rattrape par leur jeu quelques maladresses notoires. Une mise en scène très théâtre comme dans le dîner de cons, mais quelque chose n'y est pas malheureusement. Un sentiment finalement mitigé. J'aurais pu finir sur le vilain jeu de mot "fallait pas l'inviter" mais je serais trop sévère sur ce film qui fait passer tout de même un bon moment.

mardi 25 septembre 2007

VW Wolfsburg

Une semaine après mon affectation de poste, petit aller retour dans la journée pour premier contact client, en l'occurrence VW. Départ de CDG à 7h30 pour un retour à 19h00, le tout en Embraer 145 pour les connaisseurs, un petit bimoteur de 50 places agile et bien péchu aussi, dans lequel je ne tiens pas debout au passage! 1h25 de vol en direction Wolfsburg en Allemagne, fief historique de la marque. La ville est sans charme et ne vit que grâce et pour le site VW. Tout le développement et les études de la gamme sont réalisées là bas.

On y ajoute un centre de prototypes avec piste d'essai et une parties des chaînes d'assemblage moteurs et véhicules, on cerne tout de suite l'importance du site. Les locaux par contre ne font pas rêver, de l'extérieur comme de l'intérieur, sans doute un héritage du passé de la marque qui mériterait un bon coup de jeune. Après les présentations qui vont bien, nous avons donc parlé du projet que j'ai récupéré pour le développement d'un module plastique de filtration huile pour le 2.OL TDI, le très gros segment de la gamme. Les volumes en témoignent : 1.375.OOO pièce/an, soit à la louche 27.000 pièces semaine. Bref il y a du boulot. Autant que si c'était 4000 pièce/an vous me direz, oui c'est vrai, mais la pression en moins... Ce genre de point projet devrait arriver tous les mois et c'est trés enrichissant. De quoi rebooster aussi mon allemand légèrement défraichi !