"J'ai besoin de la mer parce qu'elle m'apprend". Belle citation de Pablo Neruda inscrite sur un mur de l'appartement pour une belle semaine plongée sur notre petit bout de terre sicilienne. Après quelques difficultés pour rallier l'île en bateau, ce qui nous a valu une nuit non prévue à Palerme, nous mettions enfin pied sur la Isola Di Ustica. Une petite île, hors du temps, tournée vers ce qu'elle a visiblement de plus chère, la Mer qui l'entoure.
Un club de plongée avec Mauro, Gabriele et Antonio, nos guides adorables d'une semaine. Un appartement vue sur mer à mi chemin entre le port et le centre du village. Emplacement parfait. Il n'y avait plus qu'à enchaîner les plongées à un rythme effréné. Des journées rythmées par les 2 plongées/jour: le métro boulot dodo se tranforme en bateau, bulot, dodo! Et quelles plongées. J'avais lu beaucoup de chose en préparant le séjour et c'était pas des histoires! Les fonds de la réserve naturelle sont superbes, le plus excitant pour moi étant le relief : la roche volcanique offre un décor hallucinant de canyons, tombants vertigineux, grottes d'un bleu profond, tunnels et arches sous marines absolument bluffant. Mérous, barracudas, sérioles, poulpes, cigales de mer, lièvres de mer, méduses, sars, saupes, dorades, le tout en XXL, complètent le tableau. Toute la Méditerranée est sous nos masques. Des scènes de vie sous marine derrière le moindre caillou, de quoi y rester des heures. La semaine s'est transformée dès le 1er jour en stage plongée profonde. 1ere plongée dite de réadaptation à 33m. Ca donnait tout de suite le ton. 10 plongées toutes entre 30 et 55m, on comprend tout l'intérêt du NIII fraîchement acquis, même si nous étions déjà convaincus. Grottes sous marines par -45m où l'on déniche les cigales, plongée sous plafond au phare à la recherche de crevettes ou autres mostelles, amphores romaines prises dans la roche depuis des siècles, gorgones rouges géantes et même corail noir (enréalité jaune) par -45m, et paliers à décompresser (dans tous les sens du terme) avec de nouvelles têtes (Caro, Pascaline et Ben), visiblement tout aussi contentes de profiter de leurs NI. Chouettes souvenirs. Et l'impression en plus de s'être régalé du spectacle d'avoir appris. Appris sur la façon de gérer des profondes successives et interpréter correctement son ordinateur de plongée pour en profiter au maximum tout en restant dans la sécurité. Tout ça pour dans un rapport qualité/prix relativement imbattable ce qui ne gâche rien au séjour. Une adresse à garder bien au chaud tellement le saut de puce pour arriver là bas depuis Paris est tentant (quand l'aliscafe ose prendre la mer...).
Seules ombres au tableau, une météo capricieuse (mais mouillés pour mouillés, c'était pas le plus grave et l'eau à 25°C rattrapait la fraîcheur de la pluie) et, plus embêtant, l'oreille douloureuse de Caro qui a stoppé nette sa découverte sous marine de l'île mais qui je l'espère se remettra au plus vite pour repartir pour d'autres aventures. On repard où d'ailleurs la prochaine fois ?
Quelques beaux clichés de notre semaine bleue. Évidemment l'essentiel du spectacle était sous l'eau et comme on a pas (encore) de caisson étanche, les souvenirs resteront seulement dans nos esprits! Vous n'avez qu'à vous mettre à la plongée après tout ? D'autres ont essayé, ils n'en sont toujours pas revenus...
ps: en bonus, le survol du Mont Blanc et la mer de glace au retour. Cadeau.




















repartons à travers les vignes, le long de la route des grands crus de Bourgogne. Des hectares de vignes autour de nus. Traversée du village de Chambolle Musigny. Puis Vougeot et visite du son célèbre Clos du même nom. Superbe bâtisse construite par les moines de l’Abbaye de Citeaux et aujourd’hui au lieu de la confrèrerie des chevaliers du Tastevin. « Jamais en vain, toujours en vin ». Vieux pressoirs et vieille cuves, le lieu impose. On décide de faire un crochet par l’Abbaye de Citeaux mais déception puisqu’après plus de route que prévu, on ne voit rien du site si ce n’est une église ultra moderne. Après cet écart de conduite, retour dans le vignoble et passage à Vosne Romanée. Oui, les noms de villages ici sont évocateurs… Une dégustation et quelques achats plus tard (encore!), petit crochet directement dans les parcelles derrière le village à la recherche du Graal. Noyée au milieu des parcelles, on trouve enfin la parcelle que l’on cherchait par curiosité : une petite plaque sur un muret marqué « Romanée Conti ». Le raisin vaut de l’or ici. Les bouteilles issues de ce petit bout de terre se négocient à des prix astronomiques aux quatre coins du monde. Nous ne sommes pas les seuls à roder dans le secteur, les touristes sont réguliers, comme un pèlerinage en somme ! Petit arrêt pour admirer les vignes depuis le coteau. La météo est avec nous, c’est drôlement chouette. Fin du parcours à Nuit St Georges où l’on boit un verre (de bière cette fois ci) sur la place centrale de la ville. Retour en fin d’après midi et resto gargantuesque « Au bon Pantagruel » sur la place du marché de Dijon. Visite de Dijon en soirée pour digérer. 